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    <title><![CDATA[Les Créations de Manon]]></title>
    <link>http://www.lescreationsdemanon.com/</link>
    <description>Voici l'univers d'une passionnée. Je vous présente mes créations artistiques, ma vision du monde au travers de mes peintures, dessins, textes et photos, tout en espérant que ce que vous y verrez vous plaira.  Je recherche ici à me confronter à votre regard, vos appréciations, vos critiques. Alors n'hésitez pas à me contacter, je vous répondrais au plus vite.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Les Créations de Manon]]></title>
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    <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 02:53:42 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 20 Feb 2012 02:53:42 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lescreationsdemanon.com</copyright>            <category>Divers</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Nouvelle : Voyage en eaux troubles (partie 3 et fin)]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-3-et-fin-99318953.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Lucas n'en revenait pas, il avançait enfin. L'espoir était en train de renaître
    en lui. Il courut jusqu'à sa voiture, rentra le nom du village dans son GPS et démarra. Alors qu'il était en chemin, son téléphone sonna. C'était Harry.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lucas, j'ai du nouveau, mais
    je crains qu'il ne s'agisse pas d'une bonne nouvelle. Hier, après notre rencontre, j'ai contacté des amis, pour essayer d'en apprendre un peu plus. Il s'avère que de nombreux membres de cette
    secte auraient envoyé des courriers à leurs proches. Certaines de ces lettres étaient cependant beaucoup plus explicites que celle que vous avez reçue. Il semblerait que Darius prépare son
    dernier coup. Attendez vous au pire.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Non, il ne peut pas ! Je ne
    le laisserais pas faire. J'ai le nom du village où il se trouve et je suis en chemin.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; N'y allez pas seul. Vous ne
    vous imaginez pas le risque que vous courrez.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il est peut être déjà trop
    tard, je ne peux plus attendre. Plus d'un mois que ces lettres ont été envoyées, que ces gens sont arrivés ici. Rendez moi service. Appelez la police, la gendarmerie, qui vous voulez, et
    expliquez leur. Dites leur que je suis en chemin, qu'il faut qu'ils interviennent au plus vite. La commune s'appelle Berstett. Je compte sur vous.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Lucas raccrocha sans attendre de réponse. Le soulagement ressenti il y a
    quelques dizaines de minutes avait fait place à l'angoisse. Il avait l'impression d'être dans un film. C'était une histoire de fou, un cauchemar dont il voulait sortir sa fille saine et sauve.
    Quand il arriva au village, il fit le tour des commerçants espérant avoir une adresse précise. Ce ne fût pas très difficile. Ils étaient apparemment une centaine à vivre ensemble dans une vieille
    bastide à 5 kilomètres de là. Ils venaient très peu en ville et paraissaient de plus en plus mal en point. A la question y avait-il des enfants, la réponse était toujours la même : non. Pas
    d'enfant mais beaucoup de femmes, enceintes pour la plupart et très peu d'hommes. A quoi rimait cette mascarade ? Il ne savait pas, mais il touchait au but.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Dernière ligne droite, il arriva devant la maison. Une vieille demeure abîmée
    par les années mais robuste. Le cadre était beau, apaisant. Le grand portail était ouvert. Lucas gara sa voiture un peu plus loin pour ne pas éveiller les soupçons et avança prudemment. Il n'y
    avait personne. Le petite route pavée qui menait à l'entrée était déserte. Au loin, il vit une masse au sol. Il enjamba les fleurs qui bordaient le chemin et se dirigea vers elle quand soudain,
    une odeur nauséabonde le prit à la gorge. Il s'arrêta net et observa cette masse encore à 10 mètres de lui. Il fût sidéré de voir que derrière, en contrebas, il y en avait des dizaines d'autres.
    Le pire était là, sous ses yeux. Des corps inanimés à perte de vue. Certains étaient à moitié calcinés, d'autres gisaient dans une substance noirâtre les bras lacérés. Un frisson de terreur le
    saisit. Lucas avançait dans ce cimetière à ciel ouvert complètement hébété. Tous les corps étaient positionnés de façon circulaire. C'est au bout de quelques minutes qui l'a reconnue, au centre
    de cette ronde macabre, son ex femme, les yeux ouverts mais sans âme. Un ventre arrondi pointait sous sa tunique. Il tomba à genoux et ne put retenir ses larmes. La culpabilité l'envahit. A cet
    instant précis il aurait voulu être à sa place. Il avait eu la possibilité à une époque de l'extirper de là, mais sa faiblesse et sa naïveté l'en avaient empêché. Toute sa force s'évanouissait à
    mesure que les minutes passaient. Il n'y avait aucun enfant ici, mais le lieu semblait immense et il ne pourrait pas supporter de voir le corps de sa petite fille inanimé lui aussi. Un bruit de
    moteur le sortit de ses lamentations. Il se retourna et vit au loin un grand van noir arriver à toute vitesse et se garer sur l'esplanade de l'entrée. Deux hommes en sortirent. Lucas s'approcha
    en faisant attention de ne pas être vu ni entendu. Il atteignit la bâtisse par le côté ouest et longea le mur pour tenter d'entendre ce qu'ils se disaient. Les hommes si surs d'eux à leur arrivée
    semblaient décontenancés par ce funeste spectacle :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; C'est quoi ce bordel ! Je
    croyais que c'était le plan du siècle ?</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je sais pas ce qui se passe.
    Le type m'a dit qu'on aurait juste à se pointer, récupérer la vingtaine de gosses dans la bastide et repartir. Sans faire attention au reste.</span></span></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et t'a pas trouvé ça louche
    toi ? Pauvre tâche ! Regarde autour de toi ! Les poulets vont bien finir par découvrir ça et quand ils chercheront ce qui s'est passé, sur qui ils vont tomber ?</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Les enfants dans la bastide. Les enfants vivants dans la bastide. Il fallait à
    tout prix qu'il les trouve avant eux. Il repartit silencieusement vers l'arrière du bâtiment. Il n'y avait pas de porte. Cependant au premier étage une fenêtre était ouverte. Il n'aurait pas de
    mal à l'atteindre. Il s'accrocha aux lierres, prit appuis sur la descente de la gouttière et les reliefs du mur et grimpa. La pièce où il arriva était elle aussi jonchée de corps. Il reconnu le
    gourou, assis sur une chaise, la tête repoussée en arrière et un trou dans la poitrine. Il sortit, atterrit dans un couloir. Cette demeure était vraiment immense, comment les retrouver ? Il
    chercha une fenêtre qui donnait sur le parvis pour s'assurer que les hommes étaient toujours dehors. Ils s'étaient même éloignés, pour mesurer l'ampleur des dégâts humains. Lucas se mit alors à
    appeler sa fille :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lola ! Lola c'est papa ! Dis
    moi que tu es là. Lola répond moi !</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Les pièces et les couloirs s'enchaînaient sans réponse. Il trouva l'accès au
    deuxième étage. C'est là qu'une voix se fit entendre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Papa ! Je suis là Papa
    !</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Lucas accourut, ouvrit toutes les portes jusqu'à trouver un grand placard où
    étaient amassé tous les enfants. Vingt paires d'yeux braqués sur lui. Vingt gamins assis calmement par terre, comme ci tout ceci était normal pour eux. Il chercha sa fille du regard et n'eut pas
    de mal à la reconnaître. Il l'agrippa, la serra dans ses bras et l'émotion le saisit de nouveau. Elle était là, en vie, enfin. Il n'y croyait plus. Mais il se reprit, rien n'était encore
    gagné.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Écoutez les enfants il va
    falloir sortir d'ici et surtout ne pas faire de bruit.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais Père Darius nous a fait
    promettre de ne pas bouger d'ici. On ne veut pas être puni nous, avait déclaré un garçon à peine plus vieux que Lola.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Vous ne serez pas punis je
    vous le promet. Père Darius est... parti. Il ne reviendra pas, plus jamais. Il faut m'écouter et me suivre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;"><br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Soudain, des voix et des bruits de pas se firent entendre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette baraque est immense. Comment on va les retrouver
    ?</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Lucas fit signe aux enfants de ne plus faire de bruit. Il entra avec eux dans ce
    petit espace et ferma la porte derrière lui. Il faisait entièrement noir. Il chuchota des phrases rassurantes, mais son cœur cognait si fort et ses membres tremblaient tellement qu'il cru ne pas
    pouvoir tenir. Il entendait les deux hommes s'approcher, faisant des commentaires sur chaque pièce vide. Il sentait les petit corps blottis tout contre lui, entendait leur souffle, espérant
    qu'aucun son ne filtrerait. Quand ils arrivèrent devant le placard Lucas tenait la poignée de toutes ses forces. Leur seule chance de s'en sortir était de faire croire que la porte était fermée
    ou bloquée, à condition qu'ils ne leur viennent pas à l'esprit de la détruire à coups de pied. Il sentit une pression sur la poignée. Faible tout d'abord puis de plus en plus
    énergique.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bordel, cette porte ne s'ouvre pas. Ils sont peut être
    là.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">L'homme semblait de plus en plus déterminé à faire céder cette porte qui lui
    résistait. Lucas ne pensait plus pouvoir tenir longtemps.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Laisse tomber. S'il savait que tout le monde était out
    à notre arrivée, il n'aurait pas enfermé vingt mioches dans une pièce fermée à clé, réfléchi ! Cette baraque a au moins cent ans, la porte doit juste être morte.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">La pression cessa. Un grand soulagement le saisit quand un coup cogna violemment
    sur la porte. Ce type avait décidé de l'ouvrir coûte que coûte. Lucas se savait perdu. Lui mais surtout ces enfants. Ces derniers commençaient à s'agiter, à pleurer quand soudain un vacarme
    retentit.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Police ! Ne bougez pas ! Jetez vos armes et gardez vos
    mains en évidence.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Des bruits de pas, des bruits métalliques, des bruits de vêtements et des bruits
    d'hommes qu'on menotte. Lucas n'oubliera jamais ces sons qui lui indiquèrent qu'il était hors de danger. Il ouvrit la porte prudemment.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Qui est là ? Ne bougez plus
    !</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Non, arrêtez ! Je suis avec les enfants. Je m'appelle
    Lucas Amori, Je suis venu pour récupérer ma fille.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">Une heure plus tard, il quittait les lieux avec sa fille. Il avait passé tout ce
    temps entre procédures et explications. Une fois que ces derniers eurent confirmation par le commissariat qu'une requête avait bien été déposée par Lucas il y a quelques semaines à Paris, il put
    partir, avec cependant le devoir de revenir au poste le lendemain afin de mettre au clair tous les détails de l'affaire. Lucas était abasourdi par ce qu'il venait de vivre, mais Lola, blottie
    dans ses bras, lui redonnait le sourire, perdu il y a bien longtemps.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Papa ? Où est Mère Darius
    ?</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mère Darius ?</span></span></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui ! Où est Maman ?</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 14 Feb 2012 15:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">142e7334d35b56bd1e561c2e5e7fa892</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-3-et-fin-99318953-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nouvelle : Voyage en eaux troubles (partie 2)]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-2-99060381.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Le lendemain matin, il appela son patron pour le
    prévenir qu'il était fiévreux et ne viendrai pas travailler durant quelques jours. La nuit avait été courte et agitée. Dès son réveil il rechercha sur internet les noms d'associations pouvant
    l'aider à comprendre et surtout retrouver sa fille avant qu'il ne lui arrive quelque chose. Il passa des dizaines de coups de fils jusqu'à ce qu'il tombe sur un homme, Harry Thomson, avec qui il
    convint d'un rendez-vous l'après midi même.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">15h, dans un café du 11e arrondissement de Paris. Les
    deux hommes s'étaient retrouvés et, assis à une table, discutaient du drame familial que vivait Lucas. Harry était un américain d'une cinquantaine d'années, massif, les cheveux grisonnant et
    portant sur lui les stigmates d'une vie éprouvante. Il s'était exilé en France dans les années quatre vingt. Il avait fait de la lutte anti-sectes son occupation à plein temps après avoir lui
    même été victime de l'une d'elle. A l'époque, sa mère et ses sœurs avaient adhéré au Temple du Peuple. Après quelques années passées à sombrer lentement dans la démence de cette organisation,
    elles avaient fini par mettre fin à leurs jours lors du suicide collectif de novembre 1978. Plus de 900 personnes ont péri ce jour là, empoisonnées au cyanure. Suite à ça, Harry avait essayé de
    lutter dans son pays contre ces hommes despotiques qui anéantissent des vies. Jugeant les américains trop embourbés dans leurs croyances, il avait finit par venir en France pour essayer de sauver
    un peuple encore sain d'esprit disait-il.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Au vu de la lettre que vous
    m'avait apportée et d'après tout ce que vous venez de me raconter, je pense honnêtement que l'heure est grave. Je ne veux pas vous affoler, mais il se pourrait que votre ancienne compagne soit en
    train d'accomplir la fin d'un rituel tragique. Votre fille y sera inévitablement entraînée. J'espère qu'il n'est pas trop tard.</span></span></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je ne suis pas là pour entendre ce
    que je sais déjà mais pour avancer dans mes recherches et éviter le pire. Alors s'il vous plaît, venons en au fait. Connaissez vous les Pères de l'Avenir ? Que pouvez vous m'en dire
    ?</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avant toute chose il faut que vous
    sachiez que même si vous parvenez a retrouver leur trace, il vous sera impossible de les raisonner. Vous devez vous préparer à devenir un des leurs ou à les
    affronter.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je me
    battrai.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Après cela, Harry lui parla longuement de cette secte,
    son histoire, ses membres influents, ses implications dans diverses causes et fait divers, son fonctionnement.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J'ai déjà eu à faire à eux et
    autant vous dire qu'ils sont très bien rodés, prêts à tout pour ne pas qu'on nuise à leur petite affaire. Je pense qu'il s'agit aujourd'hui de l'une des sectes les plus actives et les plus
    dangereuses en France. Ils avaient jusqu'au mois dernier un QG dans le centre de Paris, mais plus de trace. Les locaux ont été vidés et plus personne n'est joignable. Je ne sais pas avec
    certitude où ils sont allés, ni quoi faire. Mais j'ai entendu il y a quelques années maintenant que le Père Darius avait un domaine dans la région de Strasbourg et que la proximité de la
    frontière rendait son business plus facile de là-bas.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Quel business
    ?</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les rumeurs de trafic
    d'enfants sont malheureusement vraies. Il fait croire à ses disciples que pour obtenir le salut de Dieu, il faut être généreux et faire de grands sacrifices. De ce fait, ils peuvent, ou plutôt
    ils doivent, donner à des familles qui ne peuvent pas avoir d'enfant leurs propres bambins, sachant qu'ils pourront en avoir d'autres. Vous vous doutez bien que ces gamins finissent aux mains de
    truands qui endoctrinent les garçons et mettent les filles sur le trottoir dès 6 ans.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Lucas sentit son sang se glacer. Il n'y avait pas une
    minute à perdre. Même s'il pensait sa femme suffisamment lucide pour ne pas commettre cette erreur, il se dit qu'il n'était à l'abri de rien. Ces hommes étaient très influents et excellaient dans
    l'art de la manipulation.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Harry donna tous les renseignements qu'il possédait à
    propos de la maison strasbourgeoise de Darius. Il se quittèrent se promettant de poursuivre tous les deux leurs recherches et de se tenir au courant de toute nouvelle information. Lucas rentra
    chez lui, prépara sa valise et reprit sa voiture direction Strasbourg. Il devait chercher un vaste domaine dans un village alentour. Mais dans ces campagnes, ce n'était pas chose rare. Il décida
    de commencer ses recherches dans le centre ville, la gare peut-être et demander aux gens s'ils savaient quelque chose à propos de la secte ou d'un de ses membres. Comme il faisait nuit à son
    arrivée, il prit une chambre d'hôtel pour essayer de se reposer un peu. Le plus dur restait à venir.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Lucas se réveilla aux aurores. Le temps de se préparer,
    avaler un café et il se lança dans ses recherches. Il passa la matinée à poser des questions à des centaines d'inconnus. Il commençait à désespérer quand une femme
    l'interpella.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Monsieur, pardonnez moi mais
    je crois pouvoir vous aider. Je suis contrôleuse, dans les TGV et il y a plusieurs semaines de ça, sur un train Paris-Strasbourg, j'ai rencontré un groupe de personnes qui m'a paru très bizarre.
    Ma curiosité m'a poussé à écouter leur conversation et tous parlaient de Dieu, de foi, de dévotion et d'un homme. Père quelque chose.</span></span></span><span style=
    "font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Père Darius
    ?</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui c'est ça ! Ils parlaient
    de lui comme de leur maître, ils semblaient tous en admiration devant lui. Ils s’apprêtaient à le rejoindre apparemment et m'ont demandé le chemin. Ils allaient à Berstett, au nord de la
    ville.</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Berstett vous dites&nbsp;?
    Je... Merci, Merci pour tout. Je ne sais pas comment vous remercier. Vous venez peut-être de sauver ma petite fille.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">...<br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Feb 2012 00:35:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a355490db76879689b1403f1b40b20aa</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-2-99060381-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nouvelle : Voyage en eaux troubles (partie 1)]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-1-98773284.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Seul assis à la table de sa salle à manger, Lucas
    contemplait le gâteau posé devant lui. Une bougie, bien au centre, représentant le chiffre 6, se consumait lentement. «&nbsp;Joyeux anniversaire Lola&nbsp;» avait-il fait inscrire en lettres
    sucrées. Il pensait à elle, parvenant difficilement à associer un visage à son nom. Sa petite fille, dont il ne savait plus rien. Cela faisait quatre ans que sa femme était partie, emportant avec
    elle la moindre bribe de son existence. Le divorce fut très pénible, Par gentillesse, ou par lâcheté peut être, il lui avait laissé la garde de leur fille. Il croyait qu'il éviterait ainsi les
    complications mais la réalité l'avait rattrapé. Il y a un mois de ça, il avait reçu une lettre qui ne cessait de le torturer.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><em><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Lucas,</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><em><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">La vie nous a séparé mais saches que je te suis
    reconnaissante pour ces années partagées. Cependant, tu n'as pas su trouver la voix. Celle de la paix, du respect de soi et de l'humanité. Tu continues ainsi ta vie dans le pêcher et l'ignorance.
    Pourtant j'ai longuement essayé de te guider vers la vérité. Tu es et resteras l'homme obtus que tu as toujours été. Saches que cette lettre est la dernière et que moi et Lola partons. Tu ne
    pourras pas nous joindre où nous allons. Mais c'est un voyage nécessaire à notre salut.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><em><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Que quelqu'un m'entende et veille sur
    toi.</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Sa main s'était crispée sur le papier à la lecture de
    ces mots. Où partaient-elles ? Jusqu'à présent il avait toujours laissé faire les choses, mais aujourd'hui il sentait que la situation lui échappait, peut-être de façon irréversible. Un mois que
    sa vie était un combat de tous les jours. Mais chacune de ses tentatives tombaient à l'eau et il ne savait plus où chercher. Il avait essayé de la joindre par tous les moyens, sans succès. La
    ligne téléphonique avait été coupée, le courrier retourné et les mails sans réponses. Il s'était rendu à son domicile mais plus personne n'habitait à cette adresse. Son avocat lui avait alors
    conseillé de la mener en justice car elle n'avait pas respecté les clauses de l'accord et que même en cas de garde exclusive, l'autorité parentale restait partagée. Le problème, lui avait-il dit,
    était que la procédure risquait d'être longue et que l'absence de coordonnées rendrait les choses d'autant plus complexes. Il avait fait le nécessaire mais n'espérait rien du système, tout du
    moins pas à court terme. Et le temps pressait. Étaient-elles seulement encore sur le territoire ? Même les services de police n'avaient rien pu faire pour lui.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ne vous inquiétez pas
    Monsieur, lui avait dit l'inspecteur. Nous avons enregistré votre demande et nous ferons le nécessaire. Mais il faut comprendre que certains cas sont plus urgents. Votre fille est avec sa mère
    qui en à la garde. Il est donc difficile de solliciter de grands moyens pour les retrouver. Mais vous savez, les femmes ont parfois juste besoin d'air, de changement.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">Il ne savait pas à quelle femme il avait à faire. Après
    la naissance de Lola, elle s'était métamorphosée en donneuse de leçons, prônant une foi jusque là inexistante. Il s'était dit que la maternité avait sûrement opéré et avait rendu sa femme
    imprévisible. Elle avait développé une obsession pour des croyances toutes plus extravagantes les unes que les autres et passait le plus clair de son temps à l’Église avec leur fille, participant
    à de multiples manifestations. Elle avait même décidé de quitter son emploi pour se consacrer à cette si juste cause. Ce fût d'ailleurs la raison de leur séparation. Lucas ne la reconnaissait
    plus, toutes discutions étaient proscrites et l'éloignement ainsi que la mort des sentiments fut inévitable. Il l'avait toujours laissé faire sa vie sans réagir, mais les choses allaient très
    loin. Elle fréquentait toujours le même petit groupe de personnes et ne voulait plus voir ses anciens amis, ni même sa famille. Elle dépensait des sommes folles pour «&nbsp;investir dans la
    réussite et l'avenir&nbsp;» disait-elle. Au bout d'un an et demi ils étaient devenus deux étrangers et toutes leurs économies s'étaient envolées. Après leur divorce, tout contact fût rompu, à
    l'exception de quelques rendez-vous fixés par ses soins, de manière à ce que le père et la fille puissent se voir un peu. Les rencontres se passaient toujours dans la même chapelle, sous la
    surveillance d'un homme discret mais menaçant, qu'il pensait être son nouveau compagnon. Mais aujourd'hui tous ces événements prenaient un sens différent. Il s'était transformé en un père
    terrorisé et hanté par ses pressentiments et ses regrets. Dans cet appartement sombre et froid, la flamme de cette singulière bougie était la seule source de chaleur, bien qu'elle lui rappelait
    aussi la dure réalité de l'absence en ce jour de fête. Il souffla d'un coup sec et la pièce fût plongée dans le noir. Il se leva, s'installa dans son fauteuil, puis alluma la télé. Les images
    défilaient sous ses yeux mais son esprit était ailleurs. Il sentait que quelque chose lui échappait. Il ne cessait de repenser à cet homme, toujours présent lorsqu'il allait voir sa fille. Qui
    était-il et surtout que voulait-il ? La première fois qu'il l'avait rencontré une impression de déjà vu l'avait saisit. Vendeur dans un grand magasin de Paris, il s'était simplement dit qu'il
    s'agissait d'un client, sans se poser plus de questions. Son regard distrait se posa sur le meuble installé dans l'entrée, à l'intérieur duquel Lucas stockait des centaines d'articles de presses.
    C'est une habitude qu'il avait pris tout jeune. Dès qu'il lisait un magasine ou un journal, il déchirait systématiquement les pages comportant des articles intéressants. Il se leva brusquement,
    alluma la lumière et se précipita en direction du petit buffet. Il en sorti des dizaines de pochettes et classeurs plus ou moins vieillis par le temps. Il apporta tout ça sur la table et se mit à
    fouiller frénétiquement cette montagne de papiers. Les heures passaient. Même assailli de fatigue il ne pouvait s’arrêter. Quand soudain, il le vit. L'homme de la chapelle, en costume sombre, les
    cheveux plaqués en arrière. Il s'agissait d'une double page de l'Express datant de 2004, traitant des sectes, et plus particulièrement des Pères de l'Avenir. Le journaliste expliquait qu'en
    France la laïcité permettait la tolérance de toutes religions et que les sectes, déviant très souvent de ces croyances, ne pouvaient être appréhendées que lorsqu'elles commettaient des crimes ou
    délits. Le groupe en question faisait parler de lui depuis plusieurs années et de lourds soupçons pesaient sur ses membres. De nombreuses plaintes avaient été déposées pour agression sexuelles,
    extorsion d'argent et même trafic d'enfants. Cependant, aucun jugement n'avait jamais pu être rendu car les victimes étaient systématiquement revenues sur leurs dépositions. Le gourou se faisait
    appeler Père Darius et son bras droit se nommait Joseph Armand. C'était lui. Le numéro deux. Lucas n'en revenait pas, tout se brouillait dans sa tête et à la fois prenait tout son sens. Son ex
    femme était victime d'un mouvement sectaire et sa fille l'était devenue à son tour. Une irrépressible envie de pleurer le saisit. Les larmes se mirent à couler. Mais comment avait-il pu être si
    naïf. Ce changement si radical, ses propos, ses dépenses, sa démission et maintenant cette lettre. Après ce qu'il venait de lire il pouvait craindre le pire.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="background: none repeat scroll 0% 0% transparent;">...<br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b93923aa12708e58ae317b8b87de3c24</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-voyage-en-eaux-troubles-partie-1-98773284-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Boudha _ Noir & Blanc]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-boudha-98321854.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Bonjour tout le monde !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Tout d'abord veuillez excuser mon silence ces dernier temps, mais entre les fêtes et la tonne de travail qui m'attendait, j'ai malheureusement un peu abandonner cet espace. Surement sera-t-il
    moins souvent mis à jours, cependant je reviens avec de nombreuses commandes et idées que je me ferais une joie de partager avec vous !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voici pour commencer le résultat des mes études "Boudha-Méditation" faites il y a quelques semaines. Voici les liens pour raviver votre mémoire : <a href=
    "http://www.lescreationsdemanon.com/article-etude-boudha-meditation-89362565.html">Etude : Boudha - Méditation&nbsp;</a> et <a href=
    "http://www.lescreationsdemanon.com/article-etude-boudha-meditation-2-89458029.html">Etude : Boudha - Méditation (2)</a> Il s'agit donc ici d'une toile de 90x90cm, peinte en acrilyque totalement
    en noir, blanc et gris comme demandé. Pour un sujet que je n'aurais absoluement pas abordé de moi même, je ne suis pas mécontente du résultat (un peu de fierté personnelle ne fait de mal à
    personne, non ?) :D
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Et vous, passants occassionnels ou réguliers, vous en pensez quoi ?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/450x600/4/15/47/02/boudha.jpg" alt="boudha" class=" CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto;" width="450" height="600">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:39:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">bfc524776901af294458dbf3b68cc605</guid>
                <category>Tableaux</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-boudha-98321854-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nature morte]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nature-morte-92630435.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/4/15/47/02/num_riser00072.jpg" class="CtreTexte" alt="num_riser00072.jpg" height="266" width="300">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Format A4&nbsp;&nbsp; _&nbsp;&nbsp; Crayon HB et H
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 21:12:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1297c0e7a22b221b47ebefd5a03d396d</guid>
                <category>Dessins</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nature-morte-92630435-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon accolyte]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-mon-accolyte-92287270.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x333/4/15/47/02/Photo-076.jpg" class="CtreTexte" alt="Photo-076.jpg" height="333" width="500">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;">Une petite parenthèse pour vous présenter Eyko, mon pépère de 2 ans et demi maintenant. Toujours à mes côtés, à me tenir compagnie, toujours à
    mendier une caresse ou quelques minutes de jeux entre deux coups de crayon... Quand un animal entre dans votre vie, c'est un véritable changement. Il vous rend largement l'amour que vous lui
    donnez, vous fait rire par ses maladresses, vous réconforte en cas de chagrin... Je crois que beaucoup partagerons mon point de vue ! Enfin voilà, je voulais qu'il ai lui aussi son petit espace
    ici car il contribu grandement à ma bonne humeur quotidienne (mais il n'est pasle seul !).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;"><img src="http://img.over-blog.com/500x333/4/15/47/02/Photo-173.jpg" class="CtreTexte" alt="Photo-173.jpg" height="333" width="500"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 09:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">046905bd2bb5bb16f20f4964644e58ad</guid>
                <category>Articles</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-mon-accolyte-92287270-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Portrait d'enfant]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-portrait-d-enfant-92172113.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/375x500/4/15/47/02/Photo-146.jpg" class="CtreTexte" alt="Photo-146.jpg" height="500" width="375">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Dec 2011 16:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0565bf41bd9da1461107059833bcd564</guid>
                <category>Dessins</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-portrait-d-enfant-92172113-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tournesol (2)]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-tournesol-2-91952775.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;">Voici le dessin effectué suite à la photo publié hier. Il est inachevé, mais au fond, j'aime bien l'effet ! Et j'avoue avoir eut un peu peur de
    poursuivre...</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;">Pour le format je ne peux malheureusement pas faire mieux, étant donné qu'il s'agit ici de la dernière trace restante de ce dessin, égaré par le
    centre d'enseignement à distance (que je ne citerais pas) qui m'avait demandé de lui fournir mes travaux dans le cadre d'une formation de dessinateur-illustrateur... :(</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/4/15/47/02/num_riser0006.jpg" class="CtreTexte" alt="num_riser0006.jpg" height="218" width="300">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Dec 2011 09:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">09cd4f68c39667d14749076638dbc833</guid>
                <category>Dessins</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-tournesol-2-91952775-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tournesol]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-tournesol-91898234.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: trebuchet ms,geneva;">Voici une photo prise il y à quelques années et qui fut un vrai déclic pour moi. Non que je sois une grande photographe, je possède à peine
    quelques bases, mais j'ai appris à prendre du plaisir, m'amuser avec un appareil photo et ce que la nature nous donne. Parce que créer c'est avant tout s'exprimer, mais aussi prendre du plaisir
    !</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x374/4/15/47/02/DSCN00691-copie.jpg" class="CtreTexte" alt="DSCN00691-copie.jpg" height="374" width="500">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 20:21:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2fa466163d1e21d6e9c63af3a0aab57</guid>
                <category>Photographies</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-tournesol-91898234-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nouvelle : Enquête de vérité]]></title>
        <link>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-enquete-de-verite-91670473.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">La nuit est douce et les rires raisonnent autour de nous. L'été indien se prolonge
    en ce début octobre et les gens en profitent pour sortir et s'amuser. Il y a beaucoup plus de monde que prévu ce soir, il va falloir être prudent. Les musiques entêtantes cohabitent avec les
    odeurs de beignets, et des cris s'échappent des géants d'acier catapultant leurs occupants à quarante mètres du sol. Feignant l'indifférence, je me faufile au milieu des stands. En civil, le
    gilet par balle sous mon pull et mon arme cachée sous ma veste, je guette le moindre mouvement. C'est ce soir que tout va se jouer, nous n'avons pas le droit à l'erreur. Après des mois
    d'investigation, nous sommes enfin parvenus à notre but, et même si le coup est risqué, nous sommes prêts. Je repense à toutes ces femmes que l'on a vu défiler, si jeunes et déjà usées par une
    vie qui ne leur appartient plus. C'est pour ces gamines que nous sommes là. Voici plus d'un an que nous sommes sur ce réseau de proxénètes. Pas mal sont déjà tombés, mais ce soir, c'est le
    cerveau qu'on vient pêcher. Il n'a peur de rien. Malgré la pression qui pèse sur lui, il continue à étendre son territoire. Le pire dans tout ça c'est qu'après tous ces efforts, nous ne sommes
    même pas parvenus à obtenir une image de lui. Il est fort. Très fort. Mais nous sommes plus coriaces, plus nombreux et c'en est fini de son règne malsain. La soirée commence à peine alors il faut
    rester concentrés.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">«&nbsp; Entrée sud. Ça bouge par ici.&nbsp;»</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Discrètement, j'observe l'endroit indiqué. Un groupe de molosses fait son
    apparition. Ils ont l'air louche, mais il s'agit plus d'une bande de potes bien allumés en quête d'adrénaline, que de grands criminels.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Stéphane, garde un œil sur eux au cas où.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">J'ai toujours voulu faire ce métier, entrer dans la police et prouver à tous
    qu'une femme pouvait très bien se débrouiller. Et me voilà Capitaine. Capitaine Aline MERCIER s'il vous plait. J'en suis sacrément fière ! Il faut dire que j'y ai consacré ma vie. J’ai 34 ans,
    pas de mari, ni d'enfants, peu d'amis, plus de parents... Enfin si, j'ai toujours des parents, ils sont bien vivants, mais les seules choses qui nous lient sont notre nom et notre sang. Cela doit
    faire près de 10 ans que je ne les ai pas vus. Nos rapports ont toujours été très conflictuels. Deux caractères forts sous le même toit ça fait des étincelles. Mon père à toujours voulu jouer les
    patriarches autoritaires, baignant dans des magouilles, il était loin d'être un papa parfait. Ma mère quand à elle a toujours joué les soumises, elle était transparente, ce qui a fini par
    m'exaspérer. Finalement je vis très bien sans eux.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Aline ! Les caméras de surveillance du boulevard Rostand nous montrent une
    grosse berline foncée qui arrive en votre direction. Elle s’arrête à tous les arrêts de bus, où son positionnées les filles. Il se pourrait que ce soit notre homme et qu'il fasse un petit tour du
    propriétaire avant de rentrer à la base.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Ok !On se tient prêt les gars. Mais rien ne nous prouve que ce soit lui,
    alors on reste attentif.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Il y a deux semaines, nous avons attrapé Mali, l'ancien numéro deux. Il a quitté
    la bande depuis plusieurs mois, suite à de gros désaccords avec le boss, et fait son business dans le trafic de cigarettes maintenant. On l'a cuisiné plusieurs jours, contournant un peu le
    règlement je l'avoue, mais il a fini par craquer. On lui à promis un accord pour sauver sa peau face au juge s'il nous aidait. Il nous a donc donné le nom de son ancien patron dans le milieu,
    Papa Gino et nous à indiqué où se trouvait son QG. Nous n'aurions jamais pensé à aller le chercher dans une fête foraine ! C'est dans un vieux stand qu'il s'est installé, au milieu des jeux et
    des attractions. D'après ce qu'il nous a dit, c'est un type qui a toujours collectionné les mauvais plans. Gagner sa vie honnêtement n'a jamais fait partie de ses priorités. Il aurait commencé
    par de petits délits, avant d'exploiter des jeunes filles. Il est arrivé dans le coin et a développé en 4 ans le plus gros réseau de prostitution de la région nantaise. Mais c'est ce soir que le
    roi devra tirer sa révérence.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Nous avons donc élaboré le plan suivant : mes hommes et moi même sommes mêlés à la
    foule et deux fourgons banalisés remplis d'hommes sont postés à une rue de là. Une équipe de surveillance à aussi été mise en place pour nous informer des vas et viens suspects à proximité du
    lieu. Mali à repris contact avec Papa Gino après nos entretiens. Il joue les infiltrés pour nous, simulant sa volonté de refaire partie de l'affaire et doit l'attirer ici ce soir. Une fois arrivé
    sur les lieux, il nous sera facile de le reconnaître. La partie la plus délicate sera d'agir en une frappe chirurgicale sans semer la panique ni blesser qui que ce soit. La pression monte, entre
    impatience et appréhension. Ça serait une belle récompense pour mon équipe de réussir cette mission.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; La berline approche. Elle vient de passer devant le fourgon n°1. Elle sera
    vers vous dans moins d'une minute.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">La tension est palpable. Sera-t-il là ? Sera-t-il seul ? Va-t-il encore nous
    glisser entre les doigts ? Pas le temps de douter. La fête foraine étant en bordure d'une avenue, il est dur de quadriller tous les accès. La foule m'aide à rester discrète et à la fois
    m'inquiète. Les gens affluent et ne cessent de se multiplier. Soudain, j’aperçois au loin une Mercedes Classe S noire arriver vers nous. Elle roule au pas, comme pour anticiper le danger et
    déguerpir à la moindre menace. Je recule et me fonds dans le flot de passants. La voiture passe à mon niveau et poursuit sa route. Je remonte en leur direction. Mais pourquoi ne s'arrêtent-t-ils
    pas ? Est-ce bien eux ? Les vitres teintées et la faible luminosité empêchent tout regard de filtrer. Je les perds de vue.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Quelqu'un les voit ?</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Oui. Ils se dirigent au nord.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Daniel, Steph, vous restez à l'entrée sud au cas où il fasse demi tour.
    Les autres on se rejoint là haut. Allez les gars on le tient ! Pas de précipitation, on reste discret jusqu'à mon signal !<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Je me faufile aussi vite que possible entre les corps qui m'entourent. Je ne dois
    pas les</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">bousculer pour éviter tout débordement. Je trépigne à l'intérieur et j'enrage de
    la lenteur des gens.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Capitaine, la voiture s'est arrêtée.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Ne bougez pas, mais soyez prêt à intervenir.
    J'arrive.<br></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">Au moment de mon arrivée sur le lieu dit, je cherche mon équipe. Ils sont
    dispersés, l'air innocents mais aux aguets, observant du coin de l’œil le bolide qui ne semble pas vouloir réagir. C'est alors que la porte arrière s'ouvre. Mali sort. Il m’aperçoit et me fait un
    petit signe de tète d'approbation. Je sens mon cœur s'emballer, prêt à exploser devant cette scène et ce visage qui apprête à être enfin mis à nu. Mali se décale. Un autre pied sort de la voiture
    et se pose délicatement sur le bitume. On y est ! Une silhouette apparaît. Il est grand, les épaules larges. Il porte un costume sombre, et un chapeau à la manière des bandits des années 30.
    J'observe attentivement cet homme qui n'est plus tout jeune quand enfin j'arrive à son visage. Nos regards se croisent...</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" lang="fr-FR">
    <span style="color: #000000;"><span style="font-family: Trebuchet MS,sans-serif;"><span style="font-size: 12pt;">-&nbsp; Papa !<br></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 19:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">56474af66093f492a5632d86a0d7d481</guid>
                <category>Ecriture</category>        <comments>http://www.lescreationsdemanon.com/article-nouvelle-enquete-de-verite-91670473-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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